Un peu d'histoire

KAJUKENBO - ART MARTIAL HAWAIIEN - Self- Défense

KAJUKENBO - ART MARTIAL HAWAIIEN - Self- Défense 


UN PEU D’HISTOIRE


Un art martial hybride de self défense


Le KJKB a été créé entre 1947 et 1950 à Honolulu, Hawaii sous l’impulsion de Maître Adriano Emperado associé à quatre autres experts de différents styles d’arts martiaux.



Genèse du style


Maître W.K.S. Chow le père du Kenpo hawaiien.                                        

W.K.S. Chow était le Maître qui a introduit le Kenpo à Honolulu.

M. Chow enseignait sa méthode de Kenpo issue de la méthode familiale chinoise dont il l’était l’héritier.                                                                                

  

Maitre William K s Ch​ow 

On peu sans aucun doute affirmer qu’il a donné naissance à tous styles de Kenpo hawaiien: « L’Hawaiian Kenpo ».


Sa méthode de combat était rapide et explosive un principe que l’on retrouve dans le Kajukenbo mais aussi dans les autres styles hawaiiens, Ed Parker Kempo, Shaolin Kempo, Lima  Lama et autres écoles.


    

Maitre William K s Ch​ow 


Naissance du Kajukenbo

Sijo Emperado.


Maître Adriano Emperado pratiquait la boxe anglaise lorsqu’il a découvert le Kenpo de Maître W.K.S. Chow.                                                                


Jeune, M.Adriano Adriano Emperado avait pratiqué le Kali,« Doce pares » et le « Lameco escrima », styles qu’il avait appris avec son beau-père.         


Maître Emperado était élève de Maître Chow mais aussi son principal instructeur. Il a dirigé l’école durant plusieurs années.                        


Beaucoup de fondateurs d’autres styles hawaiiens ont étudié avec Maître Emperado et ont reçu leur grade de la main même d’Emperado.



          Photo de Maître Emperado jeune en boxe anglaise.


Étant militaire de profession et toujours dans une idée d’ouverture et de pluralité, il s’est associé à quatre autres experts venant de différentes disciplines martiales, tous étant également des militaires et boxeurs amateurs.


  • Peter E Choo du Tang so do (karaté coréen).
  • Joseph Holk duJudo Kodokan.
  • Clarence Chang Sim lum Pai Kung Fu.
  • Frank Ordonez Ju jitsu Sekeino.


Les cinq fondateurs du style avaient participé à différents conflits, guerre de Corée, seconde guerre mondiale. L’un d’eux, Clarence Chang, est mort en Corée. Certains d’entre eux sont devenus instructeurs dans l’armée.   

         

De retour à la vie civile, ils ont terminé leur carrière dans la police et la sécurité.                                                                                                      

Maître Emperado était garde du corps du gouverneur d’Hawaii.



Nom du style


Le nom Kajukenbo est l’acronyme de :


  • Ka pour Karaté (Tang so do coréen) 
  • Ju pour jutsu et judo 
  • Ken pour Kenpo
  • Bo pour boxe chinoise et boxe anglaise.


L’association des cinq fondateurs du Kajukenbo avait pour objectif de réunir et mixer leur connaissances afin de créer une méthode de synthèse avec une consonance militaire dédié à la self défense et au combat rapproché au même titre que le close-combat. 


De retour à leur vie civile il sont ouvert leur enseignent au public afin de créer une self défense dure et pragmatique.                                                          


Une méthode élargie et moderne complétée par les apports du Kenpo hawaiien, du Judo, du ju-jutsu, du Kali, de boxe chinoise et boxe anglaise.



Photo fondateurs du KJKB Peter Choo / Franck Ordoñez Tournoi de boxe anglaise base militaire.





Contexte géographique et social.


Les iles Hawaii sont un véritable melting-pot ethnique de différentes cultures où la tradition et la modernité ont toujours cohabité.


Dès le début des années 1900 s’est produit une grande vague d’immigration venant d’Asie, chinois, philippins, japonais, coréens mais aussi nord-américains, sud-américains, les européens, les espagnols étant les premiers européens à s’installer dans l’archipel hawaiien.


Tous ces migrants se sont mêlé aux aux hawaiien de pure souche qui aujourd’hui ne représentent que 20 à 25 % de la population actuelle. 


Les cultures se sont côtoyé, mélangé dans beaucoup de domaines et bien entendu dans le domaine des arts martiaux.


Kaju Hawaii old school

Kaju Hawaii old school


De par cette mixité d’immigration les fondateurs du KJKB étaient désireux de créer un art martial identitaire propre à l’état d’esprit hawaiien moderne mais également inspiré des anciens guerriers hawaiiens et de leurs arts martiaux traditionnels, le Lua, le Moko moko.


Un art de self-défense large techniquement, très ouvert d’esprit et désireux de s’enrichir. Un style vivant en évolution.                                             


Beaucoup de surfeurs de cette époque pratiquaient le Kajukenbo, tout un état d’esprit hawaiien. 

Photo seminar Sijo Emperado


C’est cette démarche si unique dans le monde des arts martiaux, surtout à cette époque (1945 à 1950) qui a fait du KJKB un art totalement composite et marginal.                                                            


C’est pourquoi il est considéré comme l’un des premiers Mixed Martial art.


L’orientation de l’art.

L’esprit hawaiien.


L’identité hawaiienne est tout à fait bien représentée dans le Kajukenbo. L’esprit des guerriers hawaiiens, grands conquérants, guerriers et navigateurs a une réelle influence dans les racines du Kajukenbo.


Le KJKB utilise les principes techniques issus des arts martiaux traditionnels, judo, jut-jutsu, kung-fu avec leurs valeurs valeurs martiales.                            


Sijo Emperado et GM Bro  Abe Kamahoahoa


La relation « maître élève », le système des grades, ceintures, issus des arts chinois, coréen et japonais, ainsi que les Katas, parfois appelés Hakas qui par contre ne sont pas toujours pratiqués dans toutes les écoles. 


Les fondateurs étant militaires le KJKB s’est orienté vers la self-défense.               


Cependant beaucoup de pratiquants ont participé à de nombreux tournois « open style » de l’époque, de kic-boxing ou de compétitions MMA sport avant l’heure.


Aujourd’hui certaines écoles de KJKB  se sont dirigés vers des championnats comme l’UFC, dont certains champions sont devenus célèbres.                         


Les plus connus sont Chuck Lidell et Sage Northcut.



Photo Chuck Lidell Champion UFC



Pour le Kajukenbo il n’y a pas de dualité entre le travail du combat et les techniques de self-défense.


Les deux axes de travail ont leur raison d’être et leur application.


Dans notre école nous avons créé une partie spécifique de travail pieds poings le Kaju-Boxing ( techniques pieds-poings assimilés au kick-boxing ) qui nous permet de developper le travail sparring.                                      


Nous pratiquons les combats souples à chaque séance en première partie puis nous enchaînons sur les techniques de self issues du Kenpo hawaiien.


L’éthique du Kajukenbo : Body - Mind - Spirit.


C’est le principe des trois niveaux de conscience.                                        


Ce principe est extrêmement important il façonne l’évolution du pratiquant.


A chaque début de cours, les pratiquants saluent ces trois niveaux en faisant claquer leur ceinture au dessus de leur tête.


Les cours se passent généralement en Kimono mais pas toujours. Certains entraînements peuvent se passer en tenue de ville pour des sessions spécifiques ou en tee-shirt ou rash guard.


Principes techniques.


La spécificité du Kajukenbo est l’utilisation des principes originels du Kenpo hawaiien, explosivité, vitesse, puissance, logique. Ce sont nos bases Kenpo enrichies, des principes des autres arts fondateurs du KJKB à savoir le Ju jitsu, le karaté Tang so do,le Kung fu, le Kali, la boxe.


La recherche sur les différentes distances de combat et les possibles réactions des autres styles est une composante importante de l’art. La gestion du clinch puis des emmenés au sol est une partie importante.


Contact et état d’esprit.


Le travail avec contact, progressif et bien géré est incontournable.      


L’objectif étant l’endurcissement corporel et mental mais aussi le souci du réalisme, justesse des réactions, justesse des distances.


La bonne méthode est d’apprendre sans se blesser. En self-défense savoir exécuter des techniques mêmes très efficaces, n’est pas suffisant si on ne peut les exécuter pendant un moment de stress.


Personnaliser.


L’art doit être adapté à chacun. Toute personne est différente ce travail doit donc être personnalisé par un bon encadrement avec un bon instructeur.


Savoir gérer.


Notre style est un art dur il donc primordial d’apprendre à contrôler nos actions, éviter de blesser, éviter de se blesser. Se blesser n’aurait aucun sens, ni pour l’élève qui se découragerait trop vite  ni pour l’enseignant qui en fin de saison, se retrouverait sans élèves.

Attitude.


Ce travail à pour objectif de doter les pratiquants d’une attitude mentale respectueuse et humble.                                                                              


Les respect et la camaraderie qui existe dans le pratique de notre art imprégnée de l’esprit de partage hawaiien fait de notre art un style moderne et humain.                                                                                                    

Cette fusion, cet état d’esprit permet d’acquérir une véritable assimilation en profondeur.

Sijo Emperado Kajukenbo founder

Sijo Emperado


Le Kajukenbo contemporain.


Techniques de combat en Kajukenbo. Depuis le début du KJKB et jusqu’à nos jours, la mixité entre le sport combat et la self-défense, cohabite naturellement sans aucune distorsion, l’un enrichissant l’autre.                                          


Les fondateurs avaient tous pratiqué la compétition dans leurs disciplines respectives mais aussi en boxe anglaise.                                                                                                                  


A noter que l’influence de la boxe anglaise dans le Kajukenbo est parfois omise alors que beaucoup de principes fondateurs du style, viennent de la boxe anglaise.



Entrainement.


On doit permettre à notre corps et à notre cerveau, l’apprentissage et l’imprégnation. Il faut prendre le temps qu’il faut, le temps qui est nécessaire à chacun.

                                                                     

L’imprégnation et l’apprentissage ont comme outils, la répétition et le temps.   Il est bon de se fixer des objectifs, le passage des grades peut être un excellent outil.                                                                                               

Toutes les étapes nécessaires à savoir, préparation, examen, gestion du passage, remise en question c’est une démarche qui permet une évolution saine                                                                                                                    

La construction d’un mental et d’un corps à travers une pratique dure et rigoureuse mais aussi logique, en adéquation avec la réalité.                                                                                    


Un art complet de self-défense.


L’enseignement du Kajukenbo par Joe et Luis Diaz.


«  Nous pratiquons le KJKB depuis 25 ans au sein de notre organisation le Kajukenbo Tribal Spirit.                                                                                   


Nous sommes rattachés directement à la KSDI la Kajukenbo Self Defence Institut.                                                                                                                 

La KSDI est l’organisation mondiale officielle du Kajukenbo reconnue et créée par Sijo Adriano Emperado.


Sijo Emperado Paris 2002

Sijo Emperado Paris 2001



Rapide rappel de nos activités:


  • Nous dirigeons des stages tout le long de l’année.                                      
  • Nous sommes intervenus durant une période neuf ans au Koweït où nous avons formé beaucoup de pratiquants.                                                                                
  • Nous avons animé de nombreux stages en France, en Suisse, en Belgique, au Portugal, en Espagne.
  • Nous avons formé plus d’une cinquantaine de ceintures noires et plus d’une  trentaine d’instructeurs.






Vous pouvez nous contacter pour du coaching, des cours privés en Kajukenbo ou en self-défense basique». 

                                        

Vous pouvez nous contacter pour une intervention en entreprise stage découverte, loisir ou un suivi remise en forme à travers les arts martiaux. 


                                                                                                             

Luis et Joe Diaz                          

Professor 8 Degré reconnu par la KSDI                                                 

Directeurs techniques Kajukenbo Tribal Spirit.                                                         


World wide ambassadors                                                                        

Kajukenbo Self Defense Institut France officielle. KSDIF.  


N’hésitez pas à nous contacter et nous rejoindre.


Facebook : Kajukenbo France.                                                                                               

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Un peu d'histoire
Kajukenbo 31 janvier 2024
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